Une Histoire Courte
In this short story, Anya (Year 12) writes a moving tale of a year in the garden, embodying a tree and its observations each month. It’s melancholy and hopeful at the same time, and a beautiful exploration of a perspective from nature.

Janvier. Je vois un petit garçon qui fait un bonhomme de neige dans le jardin. Il porte tant de couches de vêtements que sa tête semble trop petite pour son corps. Il a l’air heureux. Jusqu’à il y a quelques heures, le son des feux d’artifice était trop bruyant, mais maintenant tout le monde est trop fatigué, donc ils sont silencieux. Mais j’admire l’énergie de ce petit garçon.
Février. Je commence à faire pousser mes feuilles, mais il n’y a personne à l’extérieur pour les apprécier. C’est comme si le monde était en noir et blanc ; le ciel est nuageux et le terrain est couvert de neige, tandis que les maisons au loin semblent sombres. Le petit garçon a commencé à fréquenter l’école à nouveau, donc le jardin est plus solitaire qu’avant.

Mars. La neige a fondu il y a quelque temps, et j’ai de nouvelles fleurs roses sur mes branches. Avec l’arrivée du printemps une nouvelle famille arrive aussi. Les anciens habitants de la maison ont déménagé à l’autre bout de la ville. Ce petit garçon me manque ; j’espère que la nouvelle famille a des enfants, autrement le jardin sera trop calme.
Avril. Malheureusement, le couple qui habite ici maintenant n’a pas d’enfants. Mais je peux entendre les rires d’autres enfants dans les autres jardins de cette rue. Les voisins ont des jumelles, et de temps à autres, les quatre viennent ici pour déjeuner avec le couple qui habite ici. Comme le temps s’est amélioré, il font un pique-nique à l’ombre de mes branches et de mes feuilles.
Mai. Il y a une famille de corbeaux qui s’est établie dans mes branches. Ci-dessous, la femme passe du temps sur son ordinateur portable dans le jardin, je pense qu’elle est auteure. Son mari cuisine sur leur grill, et ils rient tous les jours. Cela me rend heureux, et je commence à me sentir moins seul. Je pense que j’aimerai cette famille.

Juin. Le ciel est d’une couleur très vive : une belle teinte de bleu. Il n’y a pas un seul nuage en vue, et les enfants des autres maisons jouent dans leur jardin. La femme travaille sur son ordinateur portable, mais je la vois sourire au son des rires. Elle met la main sur son ventre et ses yeux s’éclairent.
Juillet. La famille de corbeaux chante à cinq heures quand le soleil se lève. Toutes les couleurs du monde sont vibrantes : mes feuilles vertes, le ciel bleu, les toits rouges des maisons sur cette rue. C’est comme si le monde est heureux, ainsi tous les êtres vivants sont heureux aussi. La femme place encore la main sur son ventre, mais cette fois je peux voir pourquoi. Elle est clairement enceinte et elle a l’air enchantée.
Août. La chaleur du mois d’août s’abat sur la ville. L’homme marche vers moi avec un marteau et d’autres choses. Il commence à mettre les clous dans le tronc, et après avoir travaillé pendant une heure, il y a une belle balançoire suspendue à l’une de mes branches. Je sais que je les ai rencontrés il y a quelques mois seulement, mais je sais que ce bébé sera très aimé.
Septembre. À mon avis, septembre est le mois de la tristesse ; l’été est fini, il commence à faire froid, et je vois de moins en moins le soleil. Et, malheureusement, c’est le mois de la tristesse pour ce couple aussi. Maintenant, il est une heure du matin. La femme s’assoit sur la balançoire et elle pleure tranquillement. Tandis qu’elle pleure, il commence à pleuvoir. Elle place toujours sa main sur son ventre, mais cette fois c’est différent.

Octobre. Mes feuilles ont changé de couleur, et tous les arbres en vue sont couverts de teintes d’automne. Les jeunes corbeaux, qui étaient comme des voisins pour moi, ont quitté leur nid. Tous les jours, après le coucher de soleil, après que son mari s’endort, après le monde s’arrête, la femme viens au jardin, elle s’assoit sur la balançoire, et elle pleure. Elle fait deuil de la famille qu’elle souhaite avoir.
Novembre. Il fait froid. A nouveau j’ai perdu toutes mes feuilles et je n’entends plus les rires des enfants. Je n’ai pas vu le couple depuis quelque temps parce qu’ils passent la plupart de leur temps devant la cheminée. Ils sont tristes ? Oui. Mais je peux voir certains moments quand ils oublient leur tristesse. Quand l’homme dessine un smiley sur une crêpe avec le sirop. Quand la femme embrasse son mari. Quand ils s’endorment en regardant une comédie. Lentement, ils commencent à guérir.
Décembre. Il a neigé pendant la nuit, et c’est comme si le monde est en noir et blanc encore. Le ciel est nuageux et le terrain est couvert de neige, tandis que les maisons au loin semblent sombres. Le couple est sorti, je ne sais pas quand ils vont revenir. Mais cette année, la maison est couverte de lumières de Noel.
Nous sommes en janvier, plus précisément le premier janvier. Il est minuit et les feux d’artifice qui je trouve normalement trop bruyants sont très agréables à entendre. J’accueille la nouvelle année avec bonheur. Tandis que les feux d’artifice éclatent dans le ciel, le couple retourne dans sa maison. Mais cette fois, il n’est pas seul. Ils apportent un petit garçon à la maison et le couchent rapidement. Après avoir fait cela, ils marchent vers moi et regardent les feux d’artifice. J’attends avec impatience le jour où j verrai le petit garçon faire un bonhomme de neige dans le jardin.

English Translation:
Over the course of a year: A short story.
January. I see a little boy making a snowman in the garden. He’s wearing so many layers of clothes that his head looks too small for his body. He looks happy. Until a few hours ago, the fireworks were too loud, but now everyone’s too tired, so they’re quiet. But I admire the energy of this little boy.
February. I’m starting to grow my leaves, but there’s no one outside to appreciate them. It’s as if the world is in black and white; the sky is cloudy and the ground is covered in snow, while the houses in the distance look dark. The little boy has started school again, so the garden is lonelier than before.
March. The snow melted some time ago, and I have new pink flowers on my branches. With the arrival of spring comes a new family too. The old inhabitants of the house have moved to the other side of town. I miss that little boy; I hope the new family has children, otherwise the garden will be too quiet.
April. Unfortunately, the couple who live here now have no children. But I can hear the laughter of other children in the other gardens on this street. The neighbours have twin daughters, and from time to time the four of them come here to have lunch with the couple who live here. As the weather has improved, they have a picnic in the shade of my branches and leaves.
May. A family of crows has taken up residence in my branches. Below, the woman is spending time on her laptop in the garden, I think she’s a writer. Her husband cooks on their grill and they laugh every day. It makes me happy, and I’m starting to feel less lonely. I think I’ll like this family.
June. The sky is a beautiful shade of blue. There’s not a cloud in sight, and the children from the other houses are playing in their gardens. The woman is working on her laptop, but I can see her smiling at the sound of laughter. She puts her hand on her stomach and her eyes light up.
July. The family of crows sing at five o’clock as the sun rises. All the colours of the world are vibrant: my green leaves, the blue sky, the red roofs of the houses on this street. It’s as if the world is happy, so all living things are happy too. The woman places her hand on her stomach again, but this time I can see why. She’s clearly pregnant and she looks delighted.
August. The August heat descends on the city. The man walks towards me with a hammer and other things. He starts putting the nails into the trunk, and after working for an hour, there’s a lovely swing hanging from one of my branches. I know I only met them a few months ago, but I know this baby will be very loved.
September. In my opinion, September is the month of sadness; summer is over, it’s getting cold, and I’m seeing less and less sunshine. And, unfortunately, it’s the month of sadness for this couple too. Now it’s one o’clock in the morning. The woman sits on the swing and cries quietly. As she cries, it starts to rain. She still is placing her hand on her stomach, but this time it’s different.
October. My leaves have changed colour, and every tree in sight is covered in autumn hues. The young crows, who were like neighbours to me, have left their nests. Every day, after the sun goes down, after her husband falls asleep, after the world stops, the woman comes to the garden, sits on the swing, and weeps. She mourns the family she wishes she had.
November. It’s cold. I’ve lost all my leaves again and I can’t hear the children’s laughter. I haven’t seen the couple for a while because they spend most of their time in front of the fireplace. Are they sad? Yes, but I can see certain moments when they forget their sadness. When the man draws a smiley face on a pancake with the syrup. When the wife kisses her husband. When they fall asleep watching a comedy. Slowly, they begin to heal.
December. It snowed overnight, and it’s as if the world is still in black and white. The sky is cloudy and the ground is covered in snow, while the houses in the distance look dark. The couple have gone out, I don’t know when they’ll be back. But this year, the house is covered in Christmas lights.
It’s January, the first of January to be precise. It’s midnight and the fireworks, which I normally find too noisy, are very pleasant to hear. I’m happy to welcome in the New Year. As the fireworks explode in the sky, the couple return to their house. But this time they’re not alone. They bring a baby boy home and quickly put him to bed. After doing so, they walk towards me and watch the fireworks. I look forward to the day when I see the little boy making a snowman in the garden.
