Les Treize Desserts  

Georgia D

La nourriture est un élément essentiel de la culture française et joue un rôle particulièrement important à Noël. La veille de Noël, les Français ont traditionnellement un repas appelé « le réveillon ». Cependant, en Provence, on appelle ce repas « le gros souper » et après cela, les gens dégustent treize desserts. Cette coutume fait référence à Jésus et à ses douze apôtres, symbolisant l’unité et la solidarité. La première mention officielle de cette tradition apparaît dans le numéro de Noël du journal provençal La Pignato, où Dr Joseph Fallen a écrit « Voici une quantité de friandises, de gourmandises, les treize desserts : il en faut treize, oui treize, pas plus si vous voulez, mais pas un de moins ». Cela peut être traduit en anglais par « Here is a quantity of sweets, of delicacies, the thirteen desserts: you need thirteen, yes thirteen, no more if you want, but not one less ». Bien que chaque assortiment varie d’une ville à l’autre et d’un foyer à l’autre, un élément appelé « les quatre mendiants » est presque toujours servi, même si cinquante-cinq variétés ont été enregistrées. Les quatre mendiants sont composés de figues sèches, d’amandes, de raisins secs et de noix ou de noisettes. Ils représentent respectivement les quatre ordres monastiques : les Franciscains, les Carmélites, les Dominicains et les Augustins. Il y a aussi deux types de nougat : le nougat noir et le nougat blanc, qui représentent le bien et le mal. La Pompe à l’Huile, un pain plat aromatisé à la fleur d’oranger et à l’huile d’olive, occupe le devant de la scène. Le pain est traditionnellement rompu plutôt que coupé, en référence au partage du pain lors de la Cène. De cette manière, il symbolise l’unité et souligne l’importance du partage à l’occasion du Noël provençal. On trouve également toute une variété de friandises, notamment les calissons d’Aix. Ce biscuit aux amandes sucré remonte à 1454 à Aix-en-Provence. On trouve en outre normalement des fruits frais tels que des pommes, des oranges, des poires et des raisins. Traditionnellement, ces fruits sont conservés dans les caves ou les greniers après les récoltes d’automne. Parfois, des fruits confits tels que l’ananas et le kiwi sont aussi inclus. Ces fruits reflètent la riche histoire agricole de la Provence. Les desserts sont tous servis en même temps, et il est habituel de les laisser sur la table pendant trois jours, pour honorer l’esprit de Noël et permettre à chaque invité de partager cette abondance. Dans l’ensemble, les treize desserts ne constituent pas seulement un festin, mais aussi une célébration du riche patrimoine de la Provence et de l’importance durable de la communauté.  

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Food is an essential part of French culture and plays a particularly important role at Christmas. Traditionally, on Christmas Eve, French people have a meal called le réveillon. However, in Provence, it is called le gros souper and following this meal, people enjoy thirteen desserts. The custom refers to Jesus and his Twelve Apostles, symbolising unity and togetherness. The first official mention of the tradition is in the Christmas issue of La Pignato, a Provençal newspaper, where Dr Joseph Fallen wrote ‘Voici une quantité de friandises, de gourmandises, les treize desserts : il en faut treize, oui treize, pas plus si vous voulez, mais pas un de moins’. This can be translated in English as ‘Here is a quantity of sweets, of delicacies, the thirteen desserts: you need thirteen, yes, thirteen, no more if you want, but not one less’. While each assortment varies from town to town and household to household, one element called les quatre mendiants, is almost always served, even though fifty-five varieties have been recorded. Les quatre mendiants is composed of dried figs, almonds, raisins and either walnuts or hazelnuts. These represent the four monastic orders: Franciscans, Carmelites, Dominicans and Augustinians respectively. There are also two types of nougat; dark nougat and white nougat, which represent good and evil. La Pompe à l’Huile, a flatbread flavoured with orange blossom and olive oil, takes centre stage. The bread is traditionally broken rather than cut, signifying the breaking of the bread at the Last Supper. In this way, it represents unity and highlights the importance of sharing at a Provençal Christmas. Additionally, there is a variety of sweets including les calissons d’Aix. This sweet almond biscuit can be traced back to 1454 in Aix-en-Provence. There are also usually fresh fruits such as apples, oranges, pears and grapes. Traditionally, these fruits are preserved in basements or attics after the autumn harvests. Sometimes, candied fruits are also included such as pineapple and kiwi. These fruits symbolise the rich agricultural history of Provence. The desserts are all brought out at the same time, and it is customary for them to be left out for three days, honouring the Christmas spirit and allowing every guest to share in the abundance. Overall, the thirteen desserts serve not just as a feast, but as a celebration of Provence’s rich heritage and the enduring importance of community. 

Image sourced from Wikimedia Commons