‘Soir d’hiver’ by Emile Nelligan 

Amelia B

Ah! comme la neige a neigé! 

Ma vitre est un jardin de givre. 

Ah! comme la neige a neigé! 

Qu’est-ce que le spasme de vivre 

A la douleur que j’ai, que j’ai. 

Tous les étangs gisent gelés, 

Mon âme est noire! Où-vis-je? où vais-je? 

Tous ses espoirs gisent gelés: 

Je suis la nouvelle Norvège 

D’où les blonds ciels s’en sont allés. 

Pleurez, oiseaux de février, 

Au sinistre frisson des choses, 

Pleurez oiseaux de février, 

Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses, 

Aux branches du genévrier. 

Ah! comme la neige a neigé! 

Ma vitre est un jardin de givre. 

Ah! comme la neige a neigé! 

Qu’est-ce que le spasme de vivre 

A tout l’ennui que j’ai, que j’ai… 

Winter Evening 

Ah! how the snow has snowed! 
My window is a garden of frost. 
Ah! how the snow has snowed! 
What is the spasm of living 
To the pain that I have, that I have. 
 
All the ponds lie frozen, 
My soul is black! Where do I live? Where am I going? 
All his hopes lie frozen: 
I am the new Norway 
Where did the blond skies go? 
Weep, February birds, 
To the sinister thrill of things, 
Cry, February birds, 
Cry my tears, weep my roses, 
To the branches of the juniper. 

Ah! how the snow has snowed! 

My window is a garden of frost. 
Ah! how the snow has snowed! 
What is the spasm of living 
To all the boredom that I have, that I have… 

Ce poème exprime un sens du désespoir et de la tristesse en utilisant les images d’un hiver rigoureux et très froid. Il lie sa propre souffrance avec le temps au dehors, et la nature.  

Par exemple, au début du poème, il dit que ‘la neige a neigé”, cela souligne la chute de neige incessante, créant une atmosphère d’isolement et d’enfermement. En outre, il décrit sa fenêtre comme un ‘jardin de givre’, cela montre que tout l’espoir et la vie sont morts de froid. Il demande aux ‘oiseaux de février’ de ‘pleur[er]’ : c’est une scène bouleversante. 

On voit que le locuteur a un manque de compréhension du monde parce qu’il pose beaucoup de questions existentielles tout au long du poème, telles que ‘Où-vis-je ? où vais-je ?’ et ‘Qu’est-ce que le spasme de vivre’. Cela démontre sa recherche dans ce qui semble être un monde vide de sens et d’espoir.  

La façon dont il décrit sa personne nous aide à mieux comprendre ses inquiétudes quant à sa personne ou peut-être même sa moralité. Il crie ‘mon âme est noire !’ et ‘je suis la nouvelle Norvège’ – cela reflète la frappante manière dont il se voit lui-même : comme froid et un peu dépravé.  

Pour conclure, le poème communique que l’hiver peut être une époque d’espoir fragmenté et un questionnement philosophique – pourquoi devons-nous endurer cette souffrance annuelle ? Cela nous mène vers un examen minutieux et une auto-évaluation,  ce qui suffit à rendre n’importe qui fou.  

This poem expresses a sense of distress and sadness by using images of a harsh and very cold winter. She links her internal suffering with the weather outside, and nature.  

For example, at the start of the poem, he says that ‘the snow has snowed’, this emphasises the incessant snowfall, creating at atmosphere of isolation and entrapment. Additionally, he describes the window like a “garden of frost”, which shows how all hope and life has frozen to death. He asks the “February birds to “cry” : it is an overwhelmingly devastating scene. 

We see that the speaker has a lack of understanding of the world because he asks many existential questions through out the poem, such as “Where do I live ? Where am I going” and “What is the spasm of living”. This demonstrates his search for meaning in what seems to be a hopeless and meaningless world. 

The way that he describes himself helps us understand his worries about his character of maybe even his morality. He exclaims “My soul is black !” and “I am the new Norway” – this reflects the striking way he sees himself ; as cold, and slightly corrupt.  

Overall, the poem conveys how winter can be a time of fragmented hope and philosophical questioning – why do we have to endure this yearly suffering ? This leads us to scrutiny and self evaluation, which is enough to make anyone feel mad.